[[ Je m'excuse pour les personnes qui suivent mes recits depuis le debut, j'avais oublie de poster cet article! Comme c'est ien fait, il se place la ou il faut donc l'erreur est reparee! ]]
On est lundi matin (31 octobre 2005), je suis hospitalisée depuis le mercreci précédent. J'ai transpirée toute la nuit. Je décide de sortir de mon lit pour permettre aux aides-soignantes de changer rapidement mon lit. D'ailleurs, je suis plutôt contente, jusqu'à présent sortir du lit était un vrai calvaire. Je sens donc mon retour à la maison se rapprocher.
L'infirmière arrive pour me prendre la tension et la température. Et là, je suis partie dans un monde parallèle! En entrant dans la chambre, voilà ce qu'elle me dit : "Qu'est-ce qu'il se passe encore avec vous Melle P.?". Je ne comprends rien du tout, moi je l'attendais avec impatience pour qu'elle voit mes avancées. Apparemment d'aprés elle, je suis toute rouge et je transpire à grosse gouttes. Et alors? je suis comme ça depuis quelques jours déjà, enfin je ne me sens pas pire. Donc retour tout de suite au lit!!! Prise de sang, prise de température. A ce moment là, je comprends que 40° c'est pas trés normal. J'en veux à mon corps de ne pas m'avoir fait comprendre que ça n'allait pas. D'ailleurs c'est bizarre en écrivant ces lignes, je me rends compte que j'ai les yeux qui brillent à l'idée de me dire que je n'ai pas su écouter mon corps ou que lui n'a pas su me parler. (Il faut que je note dans parler à mon psy!)
Je sens que ça s'agite autour de moi. Mais je suis fatiguée alors je ne fais pas trop attention. L'interne de garde vient me parler. Il m'annonce que j'ai une infection, que mon côlon a du se perforer à cause de la grosseure. Je dois être opérée pour nettoyer mon ventre. En résumé, c'est ce que je comprends. Je ne m'inquiète pas, peut-être m'ont-ils donné du xanax pour calmer mon anxiété, je ne sais pas. Bizarrement je ne m'inquiète pas du tout. Je crois que je suis rassurée de me dire que mes douleurs étaient justifiées, qu'il y avait encore quelque chose qui n'allait pas et qu'ils vont tout faire pour me soigner.
Je me réveille le soir même, j'ai du passer toute la journée au bloc. Je ne pense à rien, je ne me sens ni plus mal, ni mieux, je veux juste continuer à dormir. Je me réveille le lendemain matin avec une mauvaise surprise. Suite à l'opération, j'ai une sonde gastrique. J'ai donc un tube qui rentre dans une narine et qui va jusqu'à l'estomac. Le principe d'avoir ce tube ne me dérange pas, mais c'est trés désagréable. Suivant que je tourne la tête à gauche ou à droite, j'ai des hauts de coeur. Je me sens gênée pour parler.
Mon chirurgien me rend visite. C'est lui qui m'a fait la coelioscopie. Il s'excuse de ne pas avoir été de garde et de ne pas avoir été là pour moi. Je suis contente de sentir qu'il s'intéresse vraiment à moi et que je ne suis pas un simple dossier. Il m'a sûrement expliqué ce que l'on m'avait fait, mais je n'en ai plus aucun souvenir. Au moins maintenant je n'ai plus mal au ventre.
L'infirmière vient pour regarder les pansements. Je n'ose pas regarder, j'ai peur de voir ce qu'ils ont fait. Mais je ne me rends pas compte que j'ai eu une laparotomie et que j'ai eu le ventre ouvert sur 19cm (je viens de mesurer!). Je ne prends pas conscience non plus que je suis maintenant appareillée. Oui, je fait maintenant partie de la communauté des stomisés.