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Le Blog Tam-Tam :

  • : JF 24 ans partage expérience du cancer
  • : J'ai eu en octobre 2005 un cancer du côlon. Je suis en rémission depuis une CHIP en janvier 2007.
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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 14:00
[[ Je m'excuse pour les personnes qui suivent mes recits depuis le debut, j'avais oublie de poster cet article! Comme c'est ien fait, il se place la ou il faut donc l'erreur est reparee! ]]

On est lundi matin (31 octobre 2005), je suis hospitalisée depuis le mercreci précédent. J'ai transpirée toute la nuit. Je décide de sortir de mon lit pour permettre aux aides-soignantes de changer rapidement mon lit.  D'ailleurs, je suis plutôt contente, jusqu'à présent sortir du lit était un vrai calvaire. Je sens donc mon retour à la maison se rapprocher.

L'infirmière arrive pour me prendre la tension et la température. Et là, je suis partie dans un monde parallèle! En entrant dans la chambre, voilà ce qu'elle me dit  : "Qu'est-ce qu'il se passe encore avec vous Melle P.?". Je ne comprends rien du tout, moi je l'attendais avec impatience pour qu'elle voit mes avancées. Apparemment d'aprés elle, je suis toute rouge et je transpire à grosse gouttes. Et alors? je suis comme ça depuis quelques jours déjà, enfin je ne me sens pas pire. Donc retour tout de suite au lit!!! Prise de sang, prise de température. A ce moment là, je comprends que 40° c'est pas trés normal. J'en veux à mon corps de ne pas m'avoir fait comprendre que ça n'allait pas. D'ailleurs c'est bizarre en écrivant ces lignes, je me rends compte que j'ai les yeux qui brillent à l'idée de me dire que je n'ai pas su écouter mon corps ou que lui n'a pas su me parler. (Il faut que je note dans parler à mon psy!)

Je sens que ça s'agite autour de moi. Mais je suis fatiguée alors je ne fais pas trop attention. L'interne de garde vient me parler. Il m'annonce que j'ai une infection, que mon côlon a du se perforer à cause de la grosseure. Je dois être opérée pour nettoyer mon ventre. En résumé, c'est ce que je comprends. Je ne m'inquiète pas, peut-être m'ont-ils donné du xanax pour calmer mon anxiété, je ne sais pas. Bizarrement je ne m'inquiète pas du tout. Je crois que je suis rassurée de me dire que mes douleurs étaient justifiées, qu'il y avait encore quelque chose qui n'allait pas et qu'ils vont tout faire pour me soigner.

Je me réveille le soir même, j'ai du passer toute la journée au bloc. Je ne pense à rien, je ne me sens ni plus mal, ni mieux, je veux juste continuer à dormir. Je  me réveille le lendemain matin avec une mauvaise surprise. Suite à l'opération, j'ai une sonde gastrique. J'ai donc un tube qui rentre dans une narine et qui va jusqu'à l'estomac. Le principe d'avoir ce tube ne me dérange  pas, mais c'est trés désagréable. Suivant que je tourne la tête à gauche ou à droite, j'ai des hauts de coeur. Je me sens gênée pour parler.

Mon chirurgien me rend visite. C'est lui qui m'a fait la coelioscopie. Il s'excuse de ne pas avoir été de garde et de ne pas avoir été là pour moi. Je suis contente de sentir qu'il s'intéresse vraiment à moi et que je ne suis pas un simple dossier. Il m'a sûrement expliqué ce que l'on m'avait fait, mais je n'en ai plus aucun souvenir. Au moins maintenant je n'ai plus mal au ventre.

L'infirmière vient pour regarder les pansements. Je n'ose pas regarder, j'ai peur de voir ce qu'ils ont fait. Mais je ne me rends pas compte que j'ai eu une laparotomie et que j'ai eu le ventre ouvert sur 19cm (je viens de mesurer!). Je ne prends pas conscience non plus que je suis maintenant appareillée. Oui, je fait maintenant partie de la communauté des stomisés.
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Published by Amandine - dans Au commencement...
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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 23:07
Je me réveille à l'hôpital. J'ai encore mal au ventre. Je sais pas trop ce que l'on m'a fait la veille. Mais je suppose que j'ai été soignée. Maintenant c'est à moi de tout faire pour me remettre sur pieds rapidement.

On me fait régulièrement des prises de sang. Ma voisine de chambre a eu elle aussi une coelioscopie suite à un kyste. Je m'identifie à elle, si elle arrive à sortir du lit, je dois en être capable aussi. Mes maux de ventre sont normaux d'après les infimières. Lorsque l'on fait une coelioscopie, les intestins sont gonflés avec du gaz. Il faut donc évacuer ces gaz dans les jours suivants! Les infirmières justifient mes maux par la présence de ces gaz. J'essaye de me bouger, mais je ne peux pas je souffre comme jamais. Je voudrais me lever et marcher, seule condition pour évacuer les gaz. Mais je n'y arrive pas.

Un aprés-midi, j'appelle une aide-soignante pour qu'elle m'apporte le bassin, car j'arrive pas du tout à sortir du lit, et ça commence à être urgent! Mais l'aide-soignante ne l'entends pas de cette façon. Elle me tire du lit, disant qu'à mon âge (23 ans), je devrais être capable d'aller aux toilettes. Je souffre attrocement, je pleure, mais elle s'en fiche. Elle est contente de  m'avoir sortie du lit. Ce jour là, j'ai compris qu'on peut travailler dans un milieu hospitalier et ne pas faire attention aux malades. Jusqu'à présent je leur faisais confiance, j'essayais d'écouter leurs recommandations avant tout. Aprés ça, j'ai surtout écouté mon corps avant tout le reste.

Suite à cet incident, je décide que mon séjour à l'hôpital ne va pas s'éterniser. Ca fait déjà 3 jours que je suis là et je ne me sens pas mieux qu'avant. Je décide d'attendre le soir que mon ami vienne me voir pour lui demander de m'aider à sortir du lit. Chose pas du tout évidente! Il m'aide à sortir du lit, je suis encore pliée en deux, je sens une bouffée de chaleur qui me submerge, ma tête commence à tourner, je m'assoie rapidement sur une chaise. J'ai fait 1 mètre. Je ne me sens pas le courage d'en faire plus. Je retourne tout de suite au lit et je ne bouge plus. Je me sens complètement vidée. Et je ne comprends pas pourquoi je n'arrive pas à me lever.

Je m'endors en me fixant comme objectif de sortir du lit le lendemain.
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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 21:54
26 Octobre 2005 :
Je vais au travaille en voiture ce matin.  Cela fait 2 jours que j'ai mal au ventre à en être pliée en deux. Je ne me sens pas le courage de prendre le RER, je serais obligée d'être assise pendant 1h45 (RER C de Vitry sur Seine à Saint Quentin en Yveline!!), entourée des usagers devant qui je ne pourrais pas me tordre de douleur. Alors que dans ma voiture, le trajet ne dure que 45 minutes et la conduite me fait oublier (un peu) la douleur.

Si je souffre tant, alors pourquoi je ne suis pas allée voir un docteur? Parce que je suis une toute nouvelle recrue. Je suis diplomée depuis le mois de juillet de l'UTC (Université de Technologie de Compiègne). Je suis embauchée depuis le 12 septembre. Il y a 2 semaines, j'ai eu un arrêt de travail de 3 jours pour une gastro-entérite. Je ne me vois donc pas prendre un deuxième arrêt de travail en moins de 3 semaines. Je me dis que ceux sont des douleurs menstruelles et qu'il faut que je prenne mon mal en patience.

J'arrive au boulot. J'ai pas assez de travail pour arriver à mon concentrer sur autre chose que sur mon ventre. Je ne tiens pas en place. Je fais des aller-retours entre les toilettes, le distributeur de café et mon bureau. Je ne sais pas quoi faire. Je finis mes allées et venues aux toilettes. La, une personne du bureau voit mon désespoir. Je ne sais plus trop comment j'étais et ce qu'elle a pu imaginer. Ce que je me souviens, c'est que lorsque j'ai voulu répondre à "Vous allez bien?", j'ai craqué et je n'ai pas pu contenir mes larmes.
De là, elle m'emmène voir l'infirmière. Celle-ci suspecte des gaz et une trés grande anxiété. Cela me rassure! Elle m'a quand même pris un rendez-vous avec un medecin pour confirmer son diagnostic. Malheureusement celui-ci sera un peu plus inquiétant, le medecin détecte une résistance abdominale anormale. La suite, c'est l'attente de l'ambulance qui doit m'emmener aux urgences. Je ne suis pas spécialement inquiète, je n'ai pas l'habitude de fréquenter les hopitaux. Donc je me dis que c'est juste un problème ponctuel, j'aurais droit à des anti-inflammatoires ou anti-biotiques pour régler tout ça. Cela me dérange même d'aller aux urgences pour "seulement" un mal de ventre.

J'arrive à l'hopital vers 13h30.  Je suis prise en charge trés rapidement. J'espère retourner rapidement au travail car j'ai laissé la voiture là-bas. J'ai droit à tous les examens possibles : radio, scanner, échographie. Je vois plusieurs medecins, internes ou externes. Ce n'est plus trés clair dans mes souvenirs. Je me rappelle que j'avais vraiment l'impression d'être un cas unique et étrange. Je devais à chaque fois re-expliquer mes symptômes. En même temps, j'ai toujours mal au ventre et en plus j'ai faim, car j'ai rien mangé, ni bu à midi. Je n'ai même pas le droit de boire, car c'est mieux que je sois ajeun. Je ne comprends pas pourquoi et je cherche pas spécialement à comprendre.

Finalement vers 19h je vois un chirurgien, Dr S., un monsieur trés gentil qui m'explique qu'il y a une grosseure dans mon colon, et qu'il faut qu'il fasse une coelioscopie. Dans l'état où je suis je comprends qu'il y a quelque chose de pas normal, et que je dois être opérée. Je ne prends pas conscience de ce qu'est une coelioscopie. Car ce n'est qu'une opération qui permet d'observer la grosseure. Dans ma famille, il est courant d'avoir des kystes, je pense donc que c'en est un et qu'il va me l'enlever. Mon ami arrive juste à temps pour prendre de mes nouvelles et me voir partir au bloc.

Je me reveille le soir même et me rendors aussitôt jusqu'au lendemain, rassurée d'avoir été prise en charge et d'avoir été soignée...
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